L’artiste

Florence Salagnac dans son atelier.

Issue d’une famille nombreuse, Florence Salagnac aurait pu naître au milieu d’un désert de pierres et y trouver matière pour se sustenter toute une vie. Si elle rêvait d’être une sorcière à l’âge de 5 ans, c’est vers 15 ans qu’elle décide d’abandonner la baguette magique pour utiliser ses dons personnels. Étonnante précocité artistique qui l’a dirige d’abord vers le dessin, puis la peinture.

Entre 1986 et 1988, elle fréquente les ateliers artistiques de la ville de Paris. Elle suit ensuite une préparation aux Beaux-Arts de Paris en 1989, où elle tombe immédiatement amoureuse de la pierre. Elle rejoint l’atelier Coutelle en 1992 qui confirme son talent de sculpteur, son génie la guidant sans relâche dans la justesse des courbes et des lignes. Là, elle apprend les techniques indispensables à tout apprenti sculpteur : modelage, dessin, modèle vivant et cire. Mais ce qu’elle aime déjà le plus, c’est la taille directe de la pierre. Au début, elle essaye de rendre les formes aussi réelles que possible, à la recherche de la perfection du détail.

Aujourd’hui, après des années de pratiques, le détail ne l’intéresse plus, ni les trop belles pierres. Sa préférée est le marbre de Bourgogne : une pierre dure et dense aux couleurs chaudes et à la texture douce. Ses teintes beiges sont parfois parsemées de veines ocres. Nombre de ses œuvres représentent des personnages entrelacés. La sculptrice travaille sur la notion de doublement depuis qu’elle a découvert la théorie de Jean-Pierre Garnier-Malet sur le dédoublement du temps.

Depuis 1994, Florence Salagnac a exposé son travail dans une quinzaine de salons à Paris, Chartres, Lyon et Rambouillet, où elle a remporté de nombreux prix. Elle possède aujourd’hui ses propres ateliers, à Houdan, Gentilly et Boulogne-Billancourt.